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Conservation des eaux et des sols et lutte contre la désertification

Lutte contre la desertification :

Les objectifs de la lutte contre la désertification visent une intervention plus efficace de l’administration locale en matière de développement et de préservation des ressources naturelles et de gestion rationnelle et durable des parcours au niveau des zones steppiques et présahariennes.

Toutefois, la lutte contre la désertification notamment dans ces zones considérées hostiles (conditions climatiques peu propices) est très complexe car elle doit se faire à travers un développement économique des régions basé sur leurs potentialités naturelles avec précaution de ne pas aller au-delàs des capacités tolérées.

La priorité est la préservation des ressources naturelles et ceux destinés à une gestion rationnelle et durable des parcours au niveau des zones steppiques et présahariennes en mettant l’accent sur l’extension et consolidation du barrage vert, l’aménagement de la nappe alfatière, la gestion et protection des parcours et le développement de l’agriculture saharienne. Le programme de lutte contre la désertification concerne 30 wilayas, 2 323 localités situées dans 659 communes.

Traitement des bassins versants

L’Algérie consacre un effort considérable dans la construction de retenues d’eau (en particulier les barrages) pour mobiliser la ressource en eau afin d’alimenter en eau potable sa population et pour irriguer les terres agricoles potentielles et ce pour pallier à l'insuffisance et à l’irrégularité de la pluviométrie.

La perte de la capacité des retenues d’eau par leur envasement est considérée comme un problème crucial à l’échelle nationale. La récupération de la capacité perdue des retenues par des techniques de dragage ou de chasse des sédiments, représente une solution parfois indispensable, mais toujours temporaire puisqu’elle ne s’attaque pas à la véritable source du problème.

On compte actuellement 107 barrages avec une superficie des bassins versants en amonts de 14 millions d’ha dont 65 barrages en exploitation, 14 en construction et 28 en étude.

Face à cet problématique, un programme d’étude de protection des bassins versants en amonts des retenues d’eau a été initié conjointement entre l’Agence Nationale des Barrages et transferts (ANBT) et la Direction Générale des Forêts (DGF) dont l’objectif est la conservation des sols et des eaux en amonts des retenues d’eau et par conséquent l’augmentation de la durée de vie des ouvrages hydrauliques.

Le Nombre de bassins versants étudiés est de 58 dont 21 en exploitation ; 09 en construction et 28 en étude.

La Superficie étudiée est de 7,9 millions d’ha dont: 1,7 millions d’ha à traiter en priorité.

C’est dans ce cadre, qu’un programme d’aménagement des bassins versant en amont des retenues d’eau a été engagé depuis 2010 par le secteur des forêts sur la base, en partie, des résultats des études.

Le programme, lancé fin 2010, concerne 65 bassins versants en amonts de retenues d’eau (dont 45 disposent d’études réalisées par l’ANBT en collaboration avec la DGF) et 46 autres zones situés dans des bassins versants ne disposant pas de retenues d’eau à l’aval.

Ce programme concerne 30 wilayas et 729 communes et couvre une superficie d’intervention estimée à 07 millions d’ha dont 5,6 millions d’ha concernent les 45 bassins versants étudiés.

Objectif global du programme

Le programme d’aménagement intégré des bassins versant en amont des retenues d’eau contribuera à la conservation des sols et des eaux et l’amélioration du niveau de vie des populations.

Objectifs spécifiques

  • La Réduction du transport de sédiment ;
  • La Réduction de la superficie touchée par l’érosion hydrique ;
  • La Diversification des moyens d’existence et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Les impacts attendus du programme de traitement des bassins- versants sont les suivants :

  • L’accès à l’eau potable amélioré et les superficies agricoles irriguées augmentés grâce au gain de stockage d’eau ;
  • Les infrastructures en aval préservés et le dévasement évité ;
  • L’érosion en nappe réduite et la productivité des terres agricoles améliorée ;
  • L’érosion due au ravinement diminuée et les sols dégradés réhabilités ;
  • Les conditions de vie des populations améliorées.